mercredi 16 juin 2010

La complainte de l'amoureuse par Marceline Dubois

Tu es le feu ardent dans mes yeux,
Je suis le souffle brûlant dans ton cœur
Nos lèvres se lient.
Tel un étau autour de ta taille mes jambes te serrent
Autour de mon cou, tes mains comme un foulard se nouent
Je veux que tu t’étouffes de moi,
Tu veux que je disparaisse sous ta chair rouge.
Mes mains te palpent; ta tête me cherche dans les recoins de ma peau;
Je te mords, tu me griffes.
La moiteur de ta peau, l’odeur piquante de la mienne,
Ensemble dans cette étreinte malhabile.
Je suis ton corps avachi, épuisé dans les draps humides ; tu es l’énergie qui fume
La cigarette à mes lèvres, juste une accalmie avant un nouvel assaut.
Tu bois,
Avide je m’accroche à ta bouche - fontaine
Tu me prends à pleines mains, par les épaules, par les mains, par les seins
Je t’aveugle, mes cheveux sont les lianes auxquelles ton désir s’accroche
Je susurre à ton oreille des mots couleur comme groseille, pluie d’orage,
Tu mords la mienne et je sens perler sur mon lobe une goutte de sang
Ô mon adoré ! Combien de temps vais-je résister?
Je me consume, je fonds, je deviens flaque,
Tu me mets en bouteille comme un mauvais génie
Pour me regarder me débattre dans cette prison de verre
Et, tu me ranges dans un tiroir sous tes chaussettes.

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